La SIO accueille l’hon. David C. Onley, le lieutenant-gouverneur de l’Ontario
Le jeudi 3 décembre, la Société immobilière de l’Ontario a fêté la Journée internationale des personnes handicapées en accueillant l’hon. David C. Onley, le lieutenant-gouverneur de l’Ontario, au siège social de la SIO, au 1, rue Dundas, à Toronto.
Comme représentant de la Reine en Ontario et en tant que premier lieutenant-gouverneur de la province à être handicapé, Son Honneur a fait de l’accessibilité un thème principal de son mandat; il définit cette dernière comme étant « ce qui permet aux gens d’atteindre leur plein potentiel ».
Le lieutenant-gouverneur était accompagné de sa femme, l’honorable Ruth Ann Onley, et de son aide de camp, Bruce Gougeon. Leurs Honneurs ont été accueillis par le président-directeur général de la SIO, Dave Glass, avant de se rendre à la salle du conseil Granite pour s’adresser au personnel de la SIO.
Ancien reporteur et présentateur-vedette de télévision, Son Honneur a semblé être immédiatement à l’aise, tout en s’adressant au personnel de la SIO de façon conversationnelle.
Son Honneur a commencé en notant que la SIO constitue un élément important d’un changement significatif dans la façon de penser voulant qu’on rende tous les établissements du gouvernement entièrement accessibles, pour le bien de tout le monde.
Il a fait remarquer que l’élimination des obstacles peut dans bien des cas faire appel à des solutions très simples et peu coûteuses lesquelles, au bout du compte, facilitent les choses pour absolument tout le monde. Son Honneur a cité en particulier la construction, par la SIO, du trottoir accessible discrètement incliné chez Osgoode Hall, comme étant « passablement étonnant ». En visitant Osgoode Hall, il a personnellement remarqué que presque tout le monde l’emprunte (non handicapé ou autre), une solution « très créative » qui n’a pas porté atteinte à la valeur patrimoniale de l’emplacement.
Son Honneur a également fait part de certaines statistiques surprenantes : 15,5 pour 100 des Ontariens sont atteints d’une forme quelconque de handicap physique, d’un handicap lié au développement ou d’un handicap non visible et, si l’on inclut les membres de la famille immédiate et les soignants, ce nombre passe à plus de 50 pour 100 des Ontariens.
Son Honneur a aussi parlé d’une récente étude ayant révélé que de nombreuses personnes handicapées vivent bien en deçà du niveau de pauvreté, à cause d’un manque de possibilités en milieu de travail. Les mythes et les perceptions erronées des employeurs quant à un taux d’absentéisme et à un roulement du personnel plus élevés, la perception des coûts d’adaptation élevés d’un milieu de travail et même la crainte de ne pas savoir comment congédier quelqu’un engendrent ce manque de possibilités. Soixante-treize pour cent des employeurs sondés ont admis ne rien savoir de la Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario et 22 pour 100 n’en avaient qu’une « certaine » conscience.
Son Honneur a expliqué que les employeurs qui ont embauché des personnes handicapées signalent que ces employés non seulement apportent une nouvelle perspective à l’égard du service à la clientèle et du milieu construit, mais qu’ils travaillent en fait plus dur, qu’ils sont moins souvent absents et qu’ils ont un taux de rétention plus élevé que les autres. Ces employés sont aussi généralement perçus comme étant d’excellents résolveurs de problèmes par suite des défis quotidiens auxquels ils font face.
Son Honneur a conclu en racontant quelques questions importantes qu’il a entendues et qui l’ont particulièrement touché, alors qu’il assistait à un événement du Club « Rotary » : « Si l’accessibilité se définit par une porte ordinaire qu’on utilise tous les jours, est-ce qu’une personne aveugle peut la trouver? Une personne gravement atteinte d’arthrite peut-elle tourner la poignée? Une personne blessée au bras peut-elle l’ouvrir en poussant? Une personne qui utilise un appareil favorisant la mobilité peut-elle y passer? Et la question cruciale : est-ce que les gens qui n’ont pas de problème d’accessibilité sont prêts à ouvrir la porte primordiale, soit celle de leur esprit? » Il a ajouté : « En créant des locaux accessibles, nous éliminons littéralement un aspect de leur handicap et nous permettons à leurs capacités d’émerger. »
Son Honneur a répondu à quelques questions avant de remercier la SIO et de souhaiter aux membres du personnel le meilleur des succès dans leurs efforts visant à modifier en rattrapage le portefeuille du gouvernement.
Gauche: l’hon. David C. Onley, le lieutenant-gouverneur de l’Ontario
Centre: Aide-de-Camp Bruce Gougeon
Droit: le président-directeur général de la SIO, Dave Glass

12/29/2009 7:12:02 AM